Modèle règlement de copropriété maroc

Trois facteurs ont joué un rôle crucial dans la transformation plutôt soudaine de la corruption d`un sujet tabou à un sujet légitime de discussion et d`analyse de la politique publique: (1) le dynamisme et le courage politique présentés par une poignée de plaidoyer relativement nouveau Des ONG telles que Maroc 2020 et Transparency Maroc; (2) la visibilité et l`influence accrues d`un nouveau groupe d`entrepreneurs modernistes et prospectifs qui sont venus dominer le Syndicat des entreprises du Maroc, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM); et (3) les pressions directes et indirectes des donateurs. Chacun de ces facteurs sera exploré ci-dessous. Toutes ces considérations soulignent un processus analogue à celui qui, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, a incité le régime marocain à commencer enfin à s`attaquer à son «problème des droits de l`homme». À l`époque, la quête d`une plus grande «respectabilité internationale»-nécessaire au Maroc pour sécuriser l`accès aux prêts internationaux, aux investissements étrangers et aux accords commerciaux convoités (en particulier l`accord d`association avec l`Union européenne)-avait contraint le régime pour faire face à son héritage des violations des droits de l`homme passées et montrer une tolérance accrue à l`égard des questions relatives aux droits de l`homme. Une décennie plus tard, l`importance grandissante de la corruption en tant que préoccupation mondiale pousse à agir de la même manière, cette fois-ci en ce qui concerne la question de la corruption. Une différence, cependant, est que, entre-temps, les donateurs sont devenus beaucoup plus insistants pour associer les groupes de la société civile à leurs activités, y compris celles qui sont dans des domaines sensibles. Autrefois, les ONG impliquées dans des projets de donateurs étaient presque exclusivement concernées par les questions de prestation de services et de développement. Ce n`est plus le cas. Les donateurs établissent maintenant fréquemment des contacts directs avec les groupes de défense des droits ou demandent qu`un gouvernement consulte ces groupes dans l`élaboration des politiques. Au Maroc, cette nouvelle situation a contribué à accroître la prépondérance des questions de politique publique telles que la corruption. L`absence parmi les orateurs d`un représentant du collectif inter-associatif contre la corruption (CIACC) a également été révélatrice du souhait du gouvernement de minimiser la visibilité de la société civile au cours du séminaire. De même, le mémorandum que le CIACC avait adressé au premier ministre le 10 décembre 1998, n`a pas été inclus dans les nombreux documents de base qui ont été distribués au public, même si ce mémorandum contenait plusieurs mesures concrètes et pratiques propositions qui auraient pu être discutées au cours de la procédure du séminaire.

À aucun moment, aucun membre du gouvernement n`a même mentionné le mémorandum. 22 le Comité de suivi, qui a été formé le 23 juin 1999 à l`instigation du ministère des affaires publiques, a également été significatif.»

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